Avec le printemps, les 60 pieds IMOCA refleurissent et ressortent de leurs chantiers hivernaux. Parmi l’ancienne génération, seul Maître Coq, le monocoque de Jérémie Beyou, a opté pour le passage aux foils. Vincent Riou (PRB) y a renoncé par choix, Paul Meilhat (SMA), lui, ne l’as pas eu le choix suite à son accident et les dégâts occasionnés sur le bateau pendant ses trois semaines de dérive.

 

2016 sera l’année de la confrontation entre les foilers et les conservateurs de la dérive classique. La prochaine course, la Transat Anglaise fraîchement rebaptisée The Transat Bakerly, n’apportera pas beaucoup de réponses, si ce n’est de mesurer si les foils sont réellement handicapant au près.

 

Il faudra attendre fin mai et la nouvelle course New York – Vendée pour en savoir un peu plus. Une semaine de portant d’ouest en est à travers l’Atlantique Nord va permettre de comparer plus efficacement la réalité des performances de chacun. Et selon Jean Le Cam, il y aura des rires et des pleurs à l’arrivée en Vendée… Le Roi Jean, toujours à la recherche d’un partenaire pour disputer son quatrième Vendée Globe, se pose les mêmes questions que tout le monde sur la fiabilité et le gain réel de ces nouveaux appendices.

 

Mais en parallèle, le vice-président de la classe IMOCA qu’il est s’interroge surtout sur l’inflation constante des 60 pieds monocoques, malgré l’introduction des mâts et quilles monotypes. La prochaine élection du bureau de l’IMOCA, prévue la semaine prochaine, risque d’être une nouvelle fois animée entre les partisans au passage à la monotypie totale, et ceux qui préfèrent rester en prototype.