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Monthly Archives: mai 2016

La fidélité récompensée

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Après plus de 20 ans de sponsoring dans la voile, Banque Populaire a enfin remporté ces dernières années des épreuves majeures de course au large : le Trophée Jules Verne en 2012 et la Route du Rhum en 2014… A chaque fois avec Loïck Peyron ! Néanmoins, la banque de la voile est restée fidèle à son skipper maison Armel Le Cléac’h. Deux fois deuxième du Vendée Globe, deuxième de la Route du Rhum 2010, deuxième de la Transat BtoB 2011 et encore deuxième de la Transat Jacques Vabre 2015, le skipper breton collectionne les deuxièmes places.

 

Aujourd’hui à New York, en s’imposant sur la Transat Bakerly dans la catégorie des monocoques IMOCA, Armel Le Cléac’h remporte sa première grande course en solitaire sous les couleurs de son sponsor… et succède ainsi  – tel un clin d’œil ! –  à Loïck Peyron, dernier vainqueur IMOCA de The Transat en 2008. Une fidélité récompensée à la fois pour l’entreprise comme pour le marin. Et qui montre bien qu’en voile comme ailleurs, il faut persévérer pour être récompensé.

 

Une maxime que connaît bien l’entreprise PRB, autre fidèle partenaire de la voile depuis 1992 et le premier Vendée Globe disputée par l’entreprise avec Jean-Yves Hasselin comme skipper. Isabelle Autissier, Michel Desjoyeaux et depuis 14 ans Vincent Riou se sont succédés à la barre des monocoques PRB. Ils ont tutoyé les sommets avec deux victoires sur le Vendée Globe en 2001 et 2005, et connu aussi de sacrées galères. Mais jamais ils n’ont abandonné.

 

Tout comme Generali, le plus ancien partenaire de la voile depuis plus de 40 ans, et qui connaît aujourd’hui des heures stressantes en attendant qu’Isabelle Joschke réussisse à rejoindre un port pour sécuriser son Class 40 qui prend l’eau.

 

Idem pour Sodebo, qui fêtera bientôt ses 20 ans dans la voile et qui court toujours après un premier grand succès, et qui collectionne les deuxièmes places. Joseph Bougro au départ et sa fille Patricia Brochard, aujourd’hui à la tête de l’entreprise familiale d’agroalimentaire, savent à quel point il faut persévérer pour réussir. Une fidélité admirable qui s’est traduite il y a déjà longtemps par l’embauche en CDI de leur skipper maison. Thomas Coville fait quasiment partie de la famille depuis 17 ans qu’il est soutenu par Sodebo. Un cas unique dans l’univers de la voile.

 

Une fidélité qui finira elle aussi par être récompensée. Mais pour cela, le sponsor comme son skipper savent qu’il faudrait une machine à la hauteur de leurs ambitions. Un nouveau maxi-trimaran est en réflexion. Un passage quasi obligé pour pouvoir rivaliser avec le tout nouveau Macif de François Gabart et le prochain Banque Populaire IX sur la future course autour du monde en solitaire en 2019… La course au large a encore de très belles pages à écrire.

 

MAJ 20.05.16 : Thomas Coville n’est pas un cas unique dans la voile. Franck Cammas fait encore mieux puisqu’il est salarié de Groupama depuis près de 20 ans. Encore une belle histoire de fidélité récompensée au vue de l’immense palmarès de ce grand champion. Merci Vincent B. pour ces précisions…

 

PUISSANCE 4

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Dans la nuit de mardi à mercredi, François Gabart va remporter la Transat Bakerly à New York et ajouter son nom à la prestigieuse liste des vainqueurs de cette transat anglaise aux côtés de Loïck Peyron, Eric Tabarly, Michel Desjoyeaux, Philippe Poupon, Francis Joyon, Yvon Fauconnier ou encore Alain Colas.

 

Mais le plus impressionnant, c’est que le skipper de Macif vient de réaliser une première historique en course au large avec un grand chelem inédit : quatre grandes victoires en quatre ans ! Vendée Globe 2013, Route du Rhum 2014, Transat Jacques Vabre 2015 et maintenant Transat Bakerly 2016… Et en plus sur des supports aussi différents qu’un monocoque IMOCA et un trimaran Ultime, preuve – s’il était nécessaire – de sa polyvalence.

 

Si sa domination sans partage de la course au large actuelle paraît facile, il suffit de voir sa dernière vidéo pour comprendre que le garçon ne se ménage pas. Et d’écouter sa dernière vacation radio quelques heures avant son arrivée où il avoue ne jamais avoir vécu une course aussi difficile ! Pourtant, les autres n’étaient pas des croisières pépères…

 

Bref, François Gabart est véritablement impressionnant, et à ce train-là, on va vite manquer de superlatif pour le qualifier. Chapeau l’artiste, et bravo à toute son équipe qui travaille dans l’ombre à terre pour que le boss brille en mer.

 

La fatigue sur le visage en dit long sur l’engagement du marin… © photo: François Gabart / Macif

 

New York en ordre dispersé !

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En mai, la voile mondiale s’est donnée rendez-vous à New York. Problème (ou pas ?) : il faut y passer quasiment un mois pour vivre toutes les épreuves à venir en ce joli mois…

 

A commencer par les Louis Vuitton America’s Cup World Series qui se déroulent ce week-end devant Battery Park, au sud de Manhattan. Les six équipes dont Groupama Team France régateront dans l’Hudson River avec de nombreux pièges : les courants marins et les courants d’air causés par les grandes tours à proximité. Ce sera l’occasion de revoir Franck Cammas à la barre de l’AC45F qui avait terminé 4e à Oman début mars avec Adam Minoprio aux commandes.

 

Ces régates de catamarans à aile à peine terminée dimanche soir, place aux trois Ultimes de The Transat Bakerly qui devraient débouler sous le pont du Verrazano lundi ou mardi prochain. Partis cet après-midi de Plymouth, les concurrents mettront entre 8 jours (Ultimes) et 25 jours (Class 40, Pen Duick II) pour rejoindre Big Apple.

 

Parmi eux, les monocoques 60 pieds de la classe IMOCA. Pour eux, c’est à la carte pour rejoindre New York. Six d’entre eux ont pris le départ de la Transat Bakerly aujourd’hui (Le Cléac’h, Dick, Meilhat, Tolkien, Josse et Riou). Trois autres sont partis à leur guise à trois jours d’intervalle des Canaries en direction de Newport mi-avril (Destremeau, Heerema, Roura) dans une fausse course baptisée Marina Calero Solo Transat. Quant aux autres inscrits pour la transat retour New York-Vendée, ils ont préféré jouer la carte du convoyage pour rejoindre New York via Newport (Lagravière, Le Diraison, Amédéo, Thomson, etc.)

 

Les arrivées à New York vont donc se succéder tout le mois de mai avant que les IMOCA n’en repartent en course le 29 mai pour cette fameuse transat qui sera le vrai test grandeur nature entre les “foilers“ et les “archimédiens“ avant le grand rendez-vous de l’année, le Vendée Globe.

 

Bref, si vous avez des jours de récup’ à poser avant fin mai, il faut en profiter et filer à NYC, la City of Sails du mois de mai…