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About: Le Bras

Journaliste depuis 1996, Loïc Le Bras est passionné de régates. Pour les magazines, Internet et la télévision, il a couvert les plus grands événements, comme la Route du Rhum, le Vendée Globe, la Coupe de l’America, la Mini-Transat – qu’il a disputée en 2001 – et, plus récemment, les Jeux Olympiques. Il collabore depuis 2002 avec Voiles et Voiliers .

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Spindrift Racing vend son MOD 70

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Si vous avez 1,65 millions € en poche, vous pourrez vous offrir le MOD 70 noir vainqueur de la Krys Ocean Race 2012 avec Yann Guichard.

 

 

Petit récapitulatif des sept MOD 70 mis à l’eau entre mars 2011 et avril 2012 :

 

1)    Race For Water (Stève Ravussin) a chaviré au large des Chagos dans l’océan Indien en septembre 2015. Revenu en Bretagne pour réparation.

 

2)    Veolia Environnement (Roland Jourdain), revendu à un propriétaire américain et rebaptisé Orion Racing, un temps skippé par Cam Lewis avant d’être remercié.

 

3)    Foncia (Michel Desjoyeaux), revendu à Lloyd Thornburg et rebaptisé Phaedon3. Dispute des courses du RORC

 

4)    Groupe Edmond de Rothschild (Sébastien Josse), modifié pour ajouter des foils et voler à 40 nœuds. Revendu au printemps dernier à Giovanni Soldini (Maserati)

 

5)    Spindrift Racing (Yann Guichard), en vente pour 1 650 000 €

 

6)    Paprec-Virbac 70 (Jean-Pierre Dick), vendu aux Britanniques et rebaptisé Team Concise. Dispute les courses du RORC.

 

7)    Musandam Oman-Sail (Sidney Gavignet), chavirage en juillet sur la Transat Québec/Saint-Malo. Actuellement à Lorient en réparation. Dispute aussi les courses du RORC.

 

 

Pourquoi deux circuits GC 32 ?

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Parmi les résultats sportifs du week-end dans le monde de la voile, il faut retenir :

 

- la victoire d’Alinghi en GC32 lors de l’Acte 6 à Madère des Extreme Sailing Series devant six adversaires.

 

- La victoire de Norauto en GC32 lors de la 4e épreuve à Sotogrande (ESP) du GC32 Racing Tour 2016 devant six adversaires.

 

Deux victoires en GC32 sur deux circuits différents avec sept bateaux engagés sur chacun des circuits ce week-end… Quelle victoire est la plus importante ? Réponse : aucune.

 

Voilà qui va encore clarifier la vision de la voile pour les non-initiés !

 

Pour expliquer la complexité du nombre d’épreuves dans notre sport préféré, j’ai souvent comparé la voile aux sports automobiles où l’on retrouve le même genre de multitudes d’épreuves : Formule 1, rallye, endurance, rallye-raid, tourism trophy, etc.

 

Mais au moins, dans le sport auto, il existe une certaine hiérarchie !

 

En voile, il manque clairement une autorité internationale digne de ce nom pour régir la multitude de classes, d’épreuves, d’organisateurs, et d’acteurs différents que compte la voile professionnelle…

 

Bilan des JO

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Bilan des JO

 

Hormis les JO de 1900 à Paris qui avait rapporté sept médailles (dont une en Or), la voile olympique française n’avait rapporté qu’une seule fois trois médailles, en 2008. Mais pas d’Or !

 

Cette année, l’équipe de France en a encore rapporté trois mais auréolé de l’Or de Charline Picon en planche RS/X. Soit son meilleur bilan depuis les deux médailles d’Or de Barcelone en 1992 avec Franck David en planche et Hénard/Loday en Tornado.

 

Outre Charline, qui a rapporté la 11e médaille d’Or de la voile française aux JO, tout le monde sait que Pierre Le Coq (RS/X) et les filles du 470 Camille Lecointre/Hélène Defrance ont rapporté deux médailles de bronze brillamment décrochées lors de Medal Race palpitantes. Ce qui fait un total de 29 médailles pour la voile en 31 Jeux Olympiques, soit une moyenne encore faiblarde de 0,93 médaille pour la voile par JO…

 

Mais qu’en est-il du reste de l’équipe de France à Rio ?

 

La médaille du courage revient sans conteste à Billy Besson ET Marie Riou, sixièmes en Nacra 17. J’insiste sur le ET car ils la méritent tous les deux. Billy pour son incroyable obstination à dépasser la douleur pour participer à toutes les régates malgré sa hernie discale. Et Marie pour son moral d’acier qui lui a permis de surmonter l’immense déception qu’elle a dû vivre malgré elle. Avec leurs quatre titres de Champions du Monde sur les quatre dernières années, leurs noms étaient déjà gravés sur la médaille d’Or. Mais cette foutue hernie discale s’est réveillée une semaine avant les JO. On peut juste se poser la question – toujours plus facile a posteriori – s’il n’aurait pas mieux valu sacrifier une année et un titre de Champion du Monde il y a un an ou deux pour opérer Billy dès l’apparition des premiers symptômes ?

 

Derrière nos trois médaillés, il y a aussi ceux qui ne sont pas passés loin d’un bel exploit.

A commencer par Jean-Baptiste Bernaz (Laser), vice-Champion du Monde cette année et qui termine à la 5e place.

 

Cinquièmes également, Julien d’Ortoli et Noé Delpech ont failli réaliser un exploit retentissant en 49er. Vainqueurs de deux manches, ils signent cinq podiums en douze courses dont la Medal Race. Idem pour les filles Sarah Steyaert et Aude Compan (49er FX) qui ont remporté trois manches pour décrocher la 6e place au général. On ne les attendait pas à pareille fête !

Ces deux équipages ont montré qu’ils pouvaient s’imposer devant les meilleurs mais ont manqué de régularité pour espérer une médaille.

 

A l’inverse les garçons du 470 Sofian Bouvet/Jérémie Mion ont été réguliers, mais sans éclats. Un seul podium en onze courses ! Cela n’a pas suffit pour décrocher eux aussi une médaille qu’ils pouvaient légitiment viser.

 

Sur les dix Séries engagées, seulement deux n’ont pas vu de Français en Medal Race (soit dans les 10 premiers). Sans surprise, Mathilde de Kerangat réalise la plus mauvaise performance de l’équipe de France avec une 21e place en Laser Radial.

En revanche, Jonathan Lobert, médaillé de Bronze à Londres en Finn, ne pensait pas terminer 14e à Rio. C’est la véritable contre-performance de cette équipe de France où l’on attendait le grand John dans le Top 5 avec le rêve d’une deuxième médaille.

 

Au final, le bilan est plus que positif avec enfin une nouvelle médaille d’Or pour la (planche à) Voile douze ans après Faustine Merret à Athènes.

 

Une nouvelle olympiade démarre avec en ligne de mire les JO de Tokyo en 2020. De quoi continuer de rêver… d’Or !

 

Les 11 médailles d’Or françaises aux JO :

- 1900 : Emile Billard/Paul Perquer (10-20 Tonneau)

- 1912 : Amédée, Gaston et Jacques Thubé (6 Mètre)

- 1928 : Virginie Hériot, Donatien Bouché, Carl de la Sablière, André Derrien, André Lesauvage, Jean Lesieur (8 Mètre)

- 1932 : Jacques Lebrun (Snowbird)

- 1972 : Serge Maury (Finn)

- 1988 : Thierry Peponnet/Luc Pillot (470)

- 1988 : Nicolas Hénard/Jean-Yves Le Déroff (Tornado)

- 1992 : Franck David (planche)

- 1992 : Nicolas Hénard/Yves Loday (Tornado)

- 2004 : Faustine Merret (planche Mistral)

- 2016 : Charline Picon (planche RS/X)

 

 

La voile aux JO

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Et si la voile tricolore, dont les premières épreuves commencent aujourd’hui, devenait la première pourvoyeuse de médailles cette année à Rio !

 

En 2012, la natation et le judo avait rapporté sept médailles chacun, soit près de la moitié des médailles françaises (35 médailles au total).

La voile n’avait rapporté qu’une seule médaille de Bronze avec Jonathan Lobert en Finn.

 

Cette année, avec un brin de réussite, la voile française pourrait en faire autant. Sept médailles dans les dix séries olympiques ! Certes, ce n’est pas arrivé depuis les JO de 1900 à Paris, mais on a le droit de rêver…

 

Revue d’effectif des chances tricolores.

 

La France peut décrocher quatre médailles d’Or, ce qui n’est encore jamais arrivé. Jusque-là, elle a réussi à décrocher un maximum de deux médailles d’Or en 1988 et 1992, notamment grâce à Nicolas Hénard en Tornado, seul double Champion Olympique de voile français.

 

Les quatre médailles d’Or possibles sont :

 

- Billy Besson/Marie Riou (Nacra 17) : quatre fois Champions du Monde en 2013, 2014, 2015 et 2016. Mais une inquiétude persiste depuis une semaine sur l’état physique de Billy qui souffre d’une hernie discale.

 

- Charline Picon (RS :X) : 8e des JO de Londres. Championne du Monde 2014. Vainqueur des Test-Event de Rio 2014 et 2015

 

- Pierre Le Coq (RS :X) : Champion du Monde 2015

 

- Camille Lecointre/Hélène Defrance (470) : Championnes du Monde 2016.

 

 

Les médailles d’Argent ou de Bronze possibles :

 

- Jonathan Lobert (Finn) : 3e JO de Londres. Vice-Champion du Monde 2015

 

- Jean-Baptiste Bernaz (Laser) : 8e JO de Pékin, 10e JO de Londres. Vice-Champion du Monde 2016. 2e Test-Event à Rio 2015

 

- Sofian Bouvet/Jérémy Mion (470) : 2e du Test-Event de Rio 2015

 

 

Les trois séries où les chances de médailles sont infimes :

 

- Julien d’Ortoli/Noé Delpech (49er)

 

- Aude Compan/Sarah Steyaert (49er FX)

 

- Mathilde de Kerangat (Laser Radial)

 

Allez les Voileux !!!

 

Au Tour des Jeunes…

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Ce Tour de France à la Voile 2016, qui s’achève ce dimanche à Nice, a révélé une nouvelle génération de marins inconnus du grand public, et même d’une majorité des suiveurs.

 

Ils ont tous entre 18 et 25 ans et sont la relève de la voile française en équipage, et notamment en multicoque, le support qu’on retrouve désormais partout, de la Coupe de l’America au World Match Racing Tour en passant par les Extreme Sailing Series.

 

Quentin Delapierre (24 ans), Matthieu Salomon (25 ans), Bruno Mourniac (21 ans) et Kévin Peponnet (24 ans) – avec l’aide de Quentin Ponroy (29 ans) plus expérimenté – ont remporté le Tour sur Lorina Limonade – Golfe du Morbihan. Ce sont donc logiquement ceux dont on a le plus parlé pendant ce mois de juillet. Nul doute qu’on les retrouvera sur d’autres circuits les prochaines années.

 

Mais d’encore plus jeunes poussent au portillon. C’est le cas de Tim Mourniac (18 ans), cousin de Bruno et fils de Jean-Christophe, qui a terminé deuxième du Tour avec son père sur Grandeur Nature Véranda. Une pépite à la barre qui a encore une belle marge de progression.

 

C’est aussi le cas de Solune Robert (20 ans), skipper de Lorina Mojito – Golfe du Morbihan, le deuxième bateau du Team Lorina. Ancien équipier du duo Delapierre/Salomon l’an passé, il s’est vu confier la barre de son propre bateau cette année et a joué les sparring partner en avant-saison de ses aînés. Tout comme Team France Jeune, co-skippé par Robin Follin (21 ans), Champion du Monde de SB 20 en 2015 et Erwan Fischer-Guillou (22 ans), qui ont chipé le titre de vainqueur amateur à Mojito le dernier jour à Nice. Ces trois équipages-là se sont entraînés ensemble depuis le début d’année au sein de la filière Jeunes de la FFVoile avec trois entraîneurs dédiés, Philippe Mourniac (père de Bruno et frère de Jean-Christophe), Baptiste Meyer et Philippe Michel.

 

Enfin, il ne faut pas oublier Guillaume Pirouelle et Valentin Sipan, 22 ans chacun, Champions du Monde Jeunes en 470 l’an dernier et vainqueurs du Raid Côtier à Roses en Espagne sur Helvetia Blue.

 

Des noms à retenir…

 

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