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Les ailes de la mode*

Par Loïc Le Bras

Artemis a dévoilé le premier une aile d’AC72 de 40 mètres de haut montée sur un ex-60 pieds Orma rallongé à 72 pieds. (Ne manquez pas à ce sujet le très détaillé article de l’architecte François Chevalier et de Jacques Taglang dans nos articles à la hune ici).

 

D’après un membre de design team, cette aile très complexe est intéressante, mais certainement un peu lourde à cause du nombre de volets et de moyens de réglage.

 

L’ex-Gitana 12, 60 pieds Orma rallongé à 72 pieds, porte la première aile conforme à la 34e America’s cup. Chaque équipe peut en construire un maximum de six... **

© photo : Sander Van Der Borch / Artemis Racing

 

De son côté, Team New Zealand teste aussi des ailes depuis fin 2011, mais à échelle réduite sur des SL33, petits catamarans de 10 mètres. Pour rappel, le Protocole de la 34e Coupe de l’America, interdit de s’entraîner plus de 30 jours en 2012 sur des catamarans de plus de 10 mètres. Malins les Kiwis…

 

Voici deux images de SL33 de Team New Zealand. D’abord au printemps 2011, avec des voiles classiques, puis en novembre dernier avec d’éclatantes ailes rouges…

 

Le SL33 avec des voiles souples quitte le Viaduct Basin d’Auckland. © photo : Richard Gladwell

 

Le même SL33 et son jumeau cette fois-ci gréés avec des ailes rigides d’une quinzaine de mètres de haut. Pas pareil… © photo : Ben Gladwell

 

 

* petit clin d’œil à nos cousins québécois…

** Merci à Val pour ses commentaires avisés

 

Une aile sur un 60 pieds Orma

Par Loïc Le Bras

Beau travail et joli scoop de Pierre Orphanidis, célèbre bloggeur polyglotte installé à Valencia et qui anime le site vsail.info (ex-valencia sailing).

 

Forcément bien informé, il était à pied d’œuvre pour assister à la mise à l’eau de l’ex-Gitana 12 (ex-Bonduelle, plan VPLP lancé en 2000 pour Jean Le Cam), racheté par le challenger suédois Artemis pour tester une aile rigide en vue de la 34e Coupe de l’America (San Francisco 2013).

 

En s’installant dans le port commercial de Sagunto, à 20 km au nord de Valencia, l’équipe de Paul Cayard espérait certainement jouer la carte de la discrétion… Mais hier matin, Pierre a pu immortaliser cette grande première. Une aile sur un trimaran 60 pieds Orma…

A quand les premières images en navigation ?

Merci Pierre…

 

© photo : Pierre Orphanidis / www.vsail.info

 

MAJ 15-03:

D’après François Chevalier, architecte naval et grand collaborateur de Voiles et Voiliers, le trimaran Orma a été rallongé à 22 mètres au niveau des flotteurs (soit 72 pieds) et cette aile de 40 mètres de haut serait donc la toute première aile de la 34e Coupe de l’America. Parmi les détails visibles, il est intéressant de voir que cette aile dispose de trois volets, et ce, jusqu’en haut de l’aile.

Jour de gloire !

Par Loïc Le Bras

Franck Cammas et son équipage de Groupama 4 ont réalisé un sans faute en remportant la 4e étape de la Volvo Ocean Race entre Sanya (Chine) et Auckland (Nouvelle-Zélande). Une tactique et une stratégie météo parfaites du début à la fin, associées à une bonne vitesse et à la motivation de l’équipage à se faire mal, leur ont permis de décrocher la première victoire française à Auckland sur cette épreuve (ex-Whitbread) depuis Alain Gabbay en 1977-78 sur 33 Export.

 

L’équipage de Groupama 4 a réussi un exploit en venant s’imposer à Auckland, the City of Sails. © photo : Ian Roman (Volvo Ocean Race).

 

A bien lire le long mais excellent papier d’analyse de Magnus Henderson sur notre site (Des Mariannes à Auckland, on refait le match (9) à lire ici), on comprend qu’à mi-parcours, si Telefonica reste le grand favori de ce tour du monde avec escales, Groupama se présente comme son principal rival pour la victoire finale et Puma un outsider à surveiller.

 

Bref, l’architecte franco-argentin Juan Kouyoumdjian réalise un carton plein avec ses trois bateaux aux trois premières places à Auckland, alors que les plans Farr (Abu Dhabi) et Botin (Camper Team New Zealand) peinent à rivaliser en vitesse.

 

Camper TNZ serait bien loin des performances espérées des Kiwis, notamment au travers.

Le faucon d’Abu Dhabi manque de griffes au large et devra (d’après Magnus) se contenter des régates In-Port pour briller.

De leur côté, Mike Sanderson et Team Sanya (seul bateau d’ancienne génération) font de la figuration et ne peuvent rêver que d’un exploit sur une option météo.

 

 

La seconde moitié du tour du monde pourrait donc tourner au duel entre Telefonica et Groupama 4 pour la victoire finale à Galway (Irlande) le 8 juillet. Les Espagnols, qui ont montré une réussite insolente en remportant les trois premières étapes, comptent encore 18 points d’avance sur les Français. Mais l’équipage de Groupama 4, malchanceux à plusieurs reprises sur les premières étapes, a réussi à déjouer tous les pièges de cette 4e étape alambiquée. Même l’avarie d’étrave et la voie d’eau le dernier jour ne l’ont pas privé de sa magnifique victoire dans la Cité de la Voile. La chance aurait-elle tourné ? « Les mouches ont changé d’âne » aurait dit Pierre Salviac. Les coccinelles (qui portent bonheur) ont peut-être changé de navire…

 

 

AC45 : une épreuve à New York ?

Par Loïc Le Bras

Avouez que ça aurait de l’allure de voir des AC45 régater au pied de la Statue de la Liberté !

 

Ce n’est pas encore fait, mais ACRM (Race Management) et ACEA (Event Autorithy), les deux entités organisatrices des ACWS (World Series), y travaillent d’arrache-pied.

 

Si c’est le cas, l’épreuve pourrait avoir lieu entre fin juillet et début août, à la place d’une des deux épreuves prévues mi-août à San Francisco. Ce qui décalerait à septembre, la seconde programmée sous le Golden Gate Bridge.

 

Tel pourrait donc être le nouveau calendrier des ACWS en 2012 :

 

- ACWS #4 : Naples (Italie) du 7 au 15 avril

- ACWS #5 : Venise (Italie) du 12 au 20 mai

- ACWS #6 : Newport (Rhode Island) du 23 juin au 1er juillet

- ACWS #7 : New York (USA) entre fin juillet et mi-août

- ACWS #8 : San Francisco (Californie) en septembre

 

Le conditionnel reste de mise puisqu’on se souvient qu’en novembre dernier, à San Diego, ACRM espérait organiser une épreuve à Sydney en février. Epreuve qui n’a pas eu lieu…

 

 

 

Pas de Coupe pour Aleph

Par Loïc Le Bras

Et de deux sur trois !

Après All4One qui a révélé cette semaine sur voilesetvoiliers.com (ici) avoir renoncé à participer à la 34e Coupe de l’America, c’est au tour d’Aleph de confirmer d’avoir jeté l’éponge pour la Coupe.

Le projet mené par Philippe Ligot, Bertrand Pacé et Alain Gautier n’ira pas à San Francisco en 2013 disputer la Louis Vuitton Cup, les éliminatoires des challengers en vue de la 34e Coupe de l’America.

« La 34e Coupe de l’America est arrivée trop tôt pour beaucoup d’équipes, dont nous » reconnaît Marcus Hutchinson, porte-parole d’Aleph, qui pense qu’il n’y aura pas de quatrième challenger officiel en plus d’Artemis, Team New Zealand et Luna Rossa.

Aleph aimerait néanmoins poursuivre l’aventure en AC45 entamée l’année dernière sur les America’s Cup World Series à Cascais, Portsmouth et San Diego, afin de préparer au mieux la 35e Coupe de l’America. Mais aujourd’hui, le budget pour la saison 2012 n’est toujours pas bouclé. Le catamaran bleu des Français n’est donc pas certain de se rendre à Naples le mois prochain, du 7 au 15 avril, pour la prochaine épreuves des ACWS.

Toutes les chances tricolores reposent désormais sur les épaules des frères Peyron et de leur Energy Team. Bruno et Loïck se donnent encore quelques mois pour tenter de réunir le budget afin que la France participe à sa 12e campagne consécutive depuis 1970. Seuls la France et les Etats-Unis ont disputé toutes les éditions de la Coupe de l’America au sens large lors des quarante dernières années (à l’exception évidemment des deux duels de 1988 et 2010).

Le 1er juin, tous les challengers prétendants doivent verser 250 000 $ d’inscription pour être officiellement challenger de la 34e Coupe de l’America.

MAJ 12.03 :

 

Philippe Ligot, directeur du team Aleph a tenu à démentir les propos de son responsable de la communication concernant l’abandon de son équipe dans la recherche de sponsors pour disputer la 34e Coupe de l’America à San Francisco en 2013. « Nous nous battrons jusqu’au bout, jusqu’à fin mai, pour essayer de trouver le budget afin de participer à la prochaine Coupe de l’America. Nous sommes toujours en discussion avec des partenaires. Nous n’avons pas abandonné. Parallèlement, nous espérons participer aux premières épreuves des AC World Series à Naples et Venise en avril et mai. Nous n’avons pas encore le budget pour ces deux épreuves, mais nous avons bon espoir. »

Dont acte. Aleph n’a donc pas officiellement abandonné, mais reconnaît que ce sera très difficile de trouver en deux mois (qui plus est en période électorale !) un budget qu’ils n’ont pas trouvé depuis un an et demi. Rappelons, pour terminer sur une note d’espoir de participation française à la 34e Coupe, que les trois derniers défis français ont tous les trois trouvé leur budget à la dernière minute.

Chassé-croisé à Oman

Par Loïc Le Bras

Des Farr 30 et des Extreme 40 amarrés bord à bord dans une marina en cours d’achèvement au beau milieu d’un pays plus connu pour la mer éponyme que pour ses compétitions de voile !

 

C’est l’étonnant spectacle qu’on peut voir en ce moment dans la marina baptisée The Wave, à Muscat (Oman).

 

Les neuf Farr 30 de la course Sailing Arabia – The Tour 2012 sont arrivés lundi dans la marina. Le lendemain débutait la première manche de la saison 2012 des Extreme Sailing Series.

 

Oman, the place to be ?

 

Peut-être bien lorsqu’on liste les marins français qui naviguent ou ont navigué ici ces derniers jours. Daniel Souben, Bertrand Pacé et Cédric Pouligny côté Farr 30 (le podium dans l’ordre) auxquels s’ajoutent en Extreme 40 Loïck Peyron, Pierre Pennec, les frères Mourniac, Hervé Cunningham, Bruno Jeanjean et Tanguy Cariou. Et qui occupe la première place après deux jours de course ? Pierre Pennec et son équipage de Groupe Edmond de Rothschild, déjà vainqueur ici l’an passé !

 

Preuve encore qu’Oman semble réussir aux Français ces jours-ci, Paul Le Guen, nouveau sélectionneur de l’équipe de football d’Oman depuis juin 2011 a qualifié aujourd’hui son équipe pour le 4e tour des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014. Un niveau jamais atteint par ce petit pays de la péninsule arabique. Concert de klaxon assuré ! Rien à voir avec la voile ? Eh bien si, puisque le Breton viendra demain naviguer en Extreme 40…

 

 

 

ps : il se dit que Paul Le Guen serait le probable successeur de Laurent Blanc à la tête de l’équipe de France. Là d’accord, ça n’a rien à voir avec le schimblick. C’était juste pour dire que les Bretons sont partout…

 

 

 

 

La marque des grands

Par Loïc Le Bras

Ce que Franck Cammas et ses hommes réalisent actuellement sur la quatrième étape de la Volvo Ocean Race, entre Sanya (Chine) et Auckland (Nouvelle-Zélande), est tout simplement hallucinant.

Réussir à prendre les commandes de la flotte dans des conditions météo aussi compliquées est vraiment la marque des grands marins.

Pour rappel, Groupama 4 a déjà occupé la tête de la course à plusieurs reprises sur la première étape, avant de finir troisième. Idem sur la deuxième où ils ont pris les commandes au sud de Madagascar avant de s’embourber dans le Pot-au-Noir indien pour finir quatrième. Deux premières étapes qui ont montré le potentiel des Français, mais aussi leurs faiblesses. La troisième étape, entre Abu Dhabi et Sanya, a révélé la belle progression de l’équipage tricolore, le seul à tenir la dragée haute aux impressionnants Espagnols. Ils avaient terminé deuxième.

Désormais confiant dans son bateau et son équipage, Cammas avouait avant de quitter la Chine beaucoup compter sur cette quatrième étape pour recoller au score sur Telefonica et s’affirmer comme un sérieux candidat à la victoire finale.

Même si la route est encore longue et semée d’embûches jusqu’en Nouvelle-Zélande, l’équipage de Groupama 4 a déjà réalisé un sans faute depuis le départ de Sanya. Son décalage au nord de Camper – qui le menait – pour lui piquer le leadership tout en allant contrôler le retour des Américains de Puma est particulièrement impressionnant. Coup de chapeau à Jean-Luc Nélias et Franck Cammas pour cette trajectoire impeccable…

Course mal née ?

Par Loïc Le Bras

On dit de certains bateaux, lorsqu’ils enchaînent les déboires, qu’ils sont mal nés. Certains, comme le maxi-monocoque Tag Heuer conçu pour le Trophée Jules Verne par Titouan Lamazou ou encore le très futuriste Team Philipps de Pete Goss imaginé pour The Race n’ont même pas eu le temps de disputer la moindre course ou record. Coulés, à moitié ou complètement…

 

Plus proche de nous, le multi 50 Prince de Bretagne, bien qu’il ait remporté la Route du Rhum 2010 avec Lionel Lemonchois, accumule les problèmes techniques, notamment au niveau des bras. Au moins trois avaries notoires de ce côté-là. Pas sûr qu’on le revoit un jour sur un départ de course puisque le producteur de choux-fleurs bretons s’est désormais lancé dans le maxi-trimaran avec le rallongement de l’ex-60 pieds Orma Sodebo.

 

L’Istanbul Europa Race semble s’inscrire dans la même veine, ou plutôt déveine ! En septembre 2009, la première édition n’avait réuni que six monocoques Imoca. C’est maigre quelques mois après le Vendée Globe qui avait vu trente solitaires s’aligner aux Sables d’Olonne. Mais il faut positiver. C’était une première, et on lui réservait un avenir radieux puisque l’Imoca l’avait inscrite officiellement à son calendrier et lui accordait une place de choix tous les deux ans.

 

En juin 2011, la deuxième édition a été repoussée d’un an, faute de concurrents suffisants. Ils n’étaient que quatre inscrits. Là, ça fait tache…

Cette deuxième (seconde ?) édition, qui devait se courir en mai prochain vient d’être tout simplement annulée ! Décidément…

 

Cette fois-ci, ce n’est pas le nombre d’inscrits qui a fait défaut puisqu’ils étaient huit équipages prêt à en découdre entre Istanbul et La Rochelle en passant par Barcelone et Portsmouth.

Non, c’est la faute des législateurs et de la désormais fameuse loi pénalisant la négation du génocide arménien. Une loi qui a tendu les relations entre Paris et Ankara. Effet collatéral de ces tensions, l’Istanbul Europa Race se retrouve sans sponsor ! Puisque les principaux partenaires de l’organisation étaient les institutions turques. Dommage…

 

L’Imoca réfléchit à une solution alternative qui pourrait être un parcours entre les mêmes villes, mais sans Istanbul. Mais rien n’est encore fixé…

 

MAJ. 7.03.12 :

Grâce au Conseil Constitutionnel qui a invalidé la loi sur la négation du génocide arménien, l’Europa Race est relancée et devrait bien s’élancer d’Istanbul le 5 mai prochain… Ouf ! Dix équipages sont inscrits pour cette course en trois étapes entre Istanbul, Barcelone, Portsmouth et La Rochelle (cette dernière se disputant en solitaire).

 

 

Déjà quinze AC45 !

Par Loïc Le Bras

Lancé en janvier 2011, le catamaran à aile AC45 marque la première phase de la révolution vécue par la Coupe de l’America, en attendant ses grands frères de 72 pieds dont les premiers prototypes seront mis à l’eau début juillet.

 

En attendant, le quinzième monotype AC45 sera mis à l’eau à Auckland pour Ben Ainslie Racing.

 

Qui possède les quatorze premiers ?

 

On sait qu’Oracle Racing en possède quatre depuis l’automne et Artemis deux. Luna Rossa, dernier challenger inscrit et partenaire de Team New Zealand en a commandé deux d’un coup, les n°13 et 14. La liste ci-dessous des AC45 surprend sur un point. Team New Zealand, plus sérieux challenger de la 34e Coupe de l’America, n’en a qu’un seul pour s’entraîner, à l’image des “petites“ équipes qui n’ont pas encore bouclé leur budget.

 

 

En vue des ACWS de Naples (avril) et Venise (mai), Luna Rossa et Team New Zealand – qui s’entraînent ensemble à Auckland – testent les rallonges des ailes rigides. Ces appendices blancs en haut de l’aile rajoutent 8 m2 de surface et devraient permettre de régater par moins de 5 nœuds de vent. © photo : Ivor Wilkins / ACEA

 

Liste des AC45 par ordre de construction :

1- Team Korea

2- Artemis Racing

3- Emirates Team New Zealand

4- Oracle Racing

5- Oracle Racing

6- China Team

7- Energy Team

8- Green Comm Racing

9- Aleph

10- Artemis

11- Oracle Racing

12- Oracle Racing

13- Luna Rossa

14- Luna Rossa

15- BEN AINSLIE RACING (actuellement en construction)

 

MAJ 14.02.12 :

- Ben Ainslie est le destinataire du 15e AC45 actuellement en construction.

- Oracle Racing n’utilisera que les n°4 et 5 (comme c’était déjà le cas l’an passé) sur les ACWS. Car les n°11 et 12 ne sont plus à la jauge. Le Defender les utilisent pour développer de nouvelles dérives/foils.

- Enfin, si TNZ n’a qu’un seul AC45, c’est certainement parce que les Kiwis ont deux catas SL 33 sur lesquels ils peuvent naviguer autant qu’ils veulent et développer des ailes, des appendices et tout ce qu’ils souhaitent en vue de leur premier AC72. Ainsi, avec ces catamarans de moins de 10 mètres, ils contournent la règle qui n’autorise à chaque équipe que 30 jours de navigation sur des bateaux de plus de 10 mètres autres que des AC45 en 2012. 30 jours qu’il vaut évidemment mieux réserver à l’AC72 que chaque équipe pourra mettre à l’eau à partir du 1er juillet. Malins les Kiwis…

 

Nouveau Tour

Par Loïc Le Bras

Sorti par nos confrères du Télégramme, puis confirmé par communiqué de presse quelques jours plus tard, le Tour de France à la Voile a donc changé de propriétaire cette semaine, vendu par les Editions Larivière (Voile Mag, Pêche en Mer, Moto Revue, Rock & Folk et 23 autres magazines) à la société ASO (Amaury Sport Organisation) qui appartient à un autre groupe de presse, le Groupe Amaury, éditeur de L’Equipe, du Parisien/Aujourd’hui en France, de France Football, de Vélo Magazine, et de quelques autres titres dont le gratuit Le Journal du Nautisme.

 

Si les Editions Larivière, avec un chiffre d’affaires de plus de 60 millions d’euros par an est un acteur conséquent de la presse magazine, le Groupe Amaury, qui réalise un chiffre d’affaires annuel quasiment dix fois plus important, est d’un tout autre calibre. Une bonne nouvelle a priori pour le Tour de France à la Voile qui va pouvoir bénéficier de la force de frappe, des moyens et du savoir-faire de son nouveau propriétaire, déjà organisateur notamment du Tour de France vélo, de Paris-Roubaix, du Dakar, du marathon de Paris et de l’Open de France de golf.

 

Pas grand-chose ne sera changé cette année à moins de cinq mois du départ, hormis l’équipe d’organisation et notamment son Directeur de Course. A ce sujet, les premières rumeurs vont bon train. Ce ne sont pas les Directeurs de Course et autres anciens coureurs qui manquent… A.S.O. devrait également se rapprocher d’une grosse pointure (encore un ancien coureur ?) pour les aspects techniques et sportifs avec un triple but affiché : redonner un élan médiatique à l’épreuve, rendre le Tour de France à la Voile populaire et faire revenir les stars internationales. Belle ambition…

 

Pour mémoire, A.S.O est le sixième organisateur du Tour après Bernard Decré son fondateur (1978-1988), Laurent Georges (1989), Legris Industries avec Bruno Troublé (1990-1997), Manfred Ramspacher (1998-2003) et les Editions Larivière (2004-2011).

 

Il y a finalement eu plus de changement de bateaux en 33 éditions avec L’Ecume de Mer (1978), le First 30 (1979-1981), le Rush Royale (1982-1983), le Sélection (1984-1991), le JOD 35 (1992-1998), le Mumm 30 (1999-2010) et maintenant le M34 depuis 2011.